Nintendo poursuit son offensive contre l’émulation de la Switch. Le constructeur japonais a envoyé sept demandes DMCA à GitHub, ce qui a entraîné la suppression de 401 dépôts liés à différents émulateurs et forks. La vague de retraits date du 17 août, mais les détails précis viennent d’être largement relayés.
Suyu est la principale cible
Le plus gros morceau concerne Suyu, un projet né après l’arrêt de Yuzu. GitHub indique avoir désactivé l’ensemble du réseau associé, soit 311 dépôts à lui seul. Skyline, un émulateur Android, a lui aussi été touché avec 29 dépôts supprimés. D’autres forks de Yuzu et le projet MonoNX complètent la liste.
Nintendo accuse ces projets de contourner les protections techniques de la Switch pour permettre l’exécution de copies de jeux non autorisées. C’est exactement la ligne juridique que l’entreprise utilise depuis son action contre Yuzu en 2024, qui s’était terminée par un accord à 2,4 millions de dollars avec les développeurs de l’émulateur.
Le plus frappant ici, ce n’est pas seulement le nombre de dépôts supprimés, mais le fait que beaucoup étaient des forks ou des copies de projets déjà fermés depuis longtemps. Même après la disparition de Yuzu, son code continue donc de réapparaître ailleurs, obligeant Nintendo à multiplier les retraits.
Avec plus de 400 dépôts touchés en une seule vague, Nintendo montre surtout qu’il n’a pas l’intention de relâcher la pression sur les émulateurs Switch, même plusieurs années après leur lancement initial.